Affichage des articles dont le libellé est Les mioches. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Les mioches. Afficher tous les articles

samedi 17 novembre 2012

"Quelque chose dans le vent... me dit qu'il est temps..."


→ un billet de blog après six mois, pas si facile ! Alors je reste dans le confort du bon vieux classique, familier et rassurant, en espérant que vous ne soyez pas blasés des bases ;-)

Tiens, je viens seulement de comprendre (parce que c'est la première fois que je la regarde vraiment) cette enseigne prise il y a très longtemps. Mais y a-t-il vraiment besoin de couper les cheveux en quatre pour refaire le monde ? Vous avez quarante-dix secondes, comme dit le petit blond en ce moment.

Six mois, ce genre de mois qui s'étirent comme des années.
J'ai souvent entendu des gens d'âge mûr dire que le temps passe de plus en plus vite à mesure qu'on vieillit. Qu'ils ont l'impression qu'il y a 10, 20, 30 ans, c'était hier. Pour moi, c'est l'inverse : quand je regarde 10 ans en arrière, j'ai l'impression bizarre de contempler la vie de quelqu'un d'autre, tout en étant capable, en me concentrant sur une période donnée, de mettre au jour une à une des strates de détails, d'événements, d'habitudes oubliées*. Si je m'en souviens, c'est bien que j'ai dû les vivre...
C'est comme ceux qui disent ne pas avoir vu passer les premières années de vie de leur enfant. Peut-être que c'est juste une formule, ou peut-être que c'est parce qu'ils comparent le polichinelle qui bondit à côté d'eux à celui de l'époque, quand il était à peine sorti du tiroir.
Ils oublient tous ces gestes répétés des centaines, des milliers de fois (retrousser l'habit, faire passer la petite tête ; passer trois doigts dans la minuscule manche, attraper la minuscule main, lui enfiler la manche ; faire pareil de l'autre côté) avant d'être ensevelis par d'autres, répétés des centaines, des milliers de fois. Est-ce qu'ils ne les ont vraiment pas sentis passer, les mois qui semblent des années avant qu'ils fassent leurs nuits, tiennent leur tête, tiennent assis, tiennent debout, gardent le même slip propre plus de trois heures, arrêtent de dire "non" avant même d'avoir écouté la question, arrêtent de se rouler par terre ?
J'espère qu'ils n'oublient pas le cœur qui bondit dans la poitrine quand on les attrape, quand les molécules de petite nuque soyeuse bombardent les récepteurs olfactifs, quand les petits bras de singe s'agrippent autour du cou, quand les petites mains se posent sur le bras, plus légères qu'une plume, pendant la lecture.

Bref, c'est passé vite et lentement à la fois, il y a eu du travail, beaucoup de travail, encore trop souvent pour pas assez à la fin du mois (mais ça peut changer, ça va changer). Aussi des soirées télé, ne vous inquiétez pas, des vacances, des soirées entre amis, des combats de toupies BeyBlade chronométrés (3-2-1, hypeeer... viteeeesse !), des cris, des pleurs, des rires, des pas de breakdance endiablés au milieu du salon, des vacances, des cahiers signés sur le coin de la table en criant d'enfiler ses chaussettes... Et bientôt (très bientôt) un déménagement. Mais je pense que je vous en reparlerai.

Allez, je vous laisse, j'ai le Samgâteau de Pomme d'Api à finir de préparer, cet après-midi j'en ai 8 qui débarquent pour le goûter d'anniversaire du cadet. Les cartons et les deux trads sur le feu pour la fin de la semaine aaaaah !-ttendront.

* Ah oui, tiens, ici (puisque je pense avoir un succès mitigé auprès de mes clients si je le fais dans mon travail) j'ai décidé, jusqu'à nouvel ordre, d'essayer d'appliquer la règle de proximité. Na.

mardi 13 décembre 2011

Merci de compatir

Deux hits dans les cours de récré, en ce moment. Ça :


Et ça :


Oui, aïe. Au début, on était un peu hébétés, nous les adultes qui côtoyons Didi et la Pistache, on ne comprenait pas. Quand j'ai constaté que ma nièce connaissait aussi par cœur, mon instit' de sœur m'a confirmé l'étendue du carnage, et la détresse du corps enseignant, encore une fois en première ligne.
Au bout d'un moment, avec mon cher et tendre, on a regardé sur Internet (parce qu'on n'avait que la version chantée par les enfants, jusque là). On aurait peut-être mieux fait de s'abstenir.
En fait on préfère les versions des enfants, au moins c'est rigolo. Mais c'est tout le temps. Alors qu'une fois suffit pour les avoir dans la tête pendant deux jours, ces mélodies. On a pris le parti d'en rire et de faire de ce calvaire un moment complice en chantant en cœur avec eux.

Pour Chérie Coco, on ne comprenait pas la deuxième phrase, quand les enfants chantaient. Après avoir écouté l'original, on ne comprenait toujours pas. Notre version : "Ce qu'il a fait, c'est un Gervitaaaa !" (surtout que cette petite chorale improvisée a généralement lieu pendant les repas). Allez, rions un peu, ne regardez pas tout de suite la version avec paroles sur YouTube, et faites-nous profiter de vos hypothèses.

Je suis sûre que vous donneriez cher pour nous voir tous les quatre en train de chanter "Ce qu'il a fait, c'est un Gervitaaaa !" à table. Moi, en tous cas, maintenant, je souris en vous imaginant en train de fredonner l'un des deux airs dans la rue ou dans une allée de supermarché, sans même vous en rendre compte. Allez, sans rancune.

samedi 29 octobre 2011

Nouvelle arme biologique

Plus redoutable que les enveloppes truffées d'anthrax et qu'une armée d'avions furtifs réunis. Les Américains n'auraient pas pu l'imaginer, même dans leurs pires cauchemars.
Didi l'a fait : le calendrone.


(Ah bon, ça se voit que ce sont les vacances et que je passe mes journées avec mes enfants ?)

jeudi 27 octobre 2011

La cause des parents (chéris)

Vous avez un enfant (voire plusieurs ?) plutôt petit, genre entre 3 et 5 ans, dont chaque phrase commence par "non", et dont les petites mains semblent possédées par un esprit frappeur que rien ne saurait exorciser ? ("- Mais ! Tu me tapes ?" / "- Non, je te tapote" / "- Mais pourquoi tu fais ça ?" / "- Parce que j'aime bien.")
Vous êtes parfois -souvent ?- désemparé(e) face à son état de rébellion permanent, et épuisé(e), tel Sisyphe, de devoir rouler, jour après jour, le rocher des cris et châtiments ? Vous avez l'impression de passer votre temps à reprendre et invectiver votre chère tête blonde ? Alors je vous conseille ma dernière lecture en date, L'autorité expliquée aux parents, de Claude Halmos.

Sans (trop) douter des principes d'éducation que j'ai fait miens, j'ai constaté que je doutais souvent de moi, de la cohérence de mes actes.
Pour quelqu'un comme moi, ce petit bouquin a donc eu un effet très bénéfique : je savais ou sentais déjà, instinctivement, un grand nombre des principes qu'il énonce, mais ce n'est pas la même chose de les voir confirmés, verbalisés et approfondis par une psychanalyste renommée. Ni de comprendre réellement sur quels fondements ils reposent, et ce qui, dans la nature de l'enfant, fait qu'éduquer est une tâche titanesque, jamais achevée.
Certaines affirmations me semblaient évidentes, et pourtant je ne me les étais pas vraiment appropriées :
- un enfant sait toujours quand un acte est justifié, et motivé par l'amour qu'on lui porte. Il sera toujours reconnaissant de se voir poser des limites, car celles-ci le rassurent ;
- il vaut mieux faire des erreurs que se laisser paralyser par la peur de mal faire, et quoi qu'il arrive, il n'est jamais trop tard pour redresser la barre ;
- faire passer un enfant d'un fonctionnement pulsionnel, mû par la recherche du plaisir, à un fonctionnement civilisé demande des efforts colossaux, pour lui comme pour ses parents. C'est cela qui explique l'aspect répétitif et laborieux de l'éducation. Bonne nouvelle, votre incompétence supposée n'a rien à voir là-dedans !

J'ai aussi constaté que je souffrais de croire, sans même en être consciente, à certains mythes que l'auteure déboulonne avec conviction :
- non, il n'existe pas d'autorité naturelle, et quiconque est convaincu du bien-fondé des règles qu'il estime devoir transmettre à son rejeton saura les lui imposer avec fermeté (fait vérifiable instantanément, c'est... vertigineux).
- non, il n'est pas possible (ni souhaitable pour la construction de son enfant !) d'être un "parent zen" en toute circonstance.

En bref, ce livre m'a permis de me débarrasser de nombreux doutes, de me déculpabiliser (autre tâche titanesque s'il en est) et de prendre conscience de beaucoup de choses (oui, la précision, c'est mon fort).

Ce soir, à la maison, comme souvent en ce moment, il y avait manif' en guise d'apéritif (1 manifestant selon la Pistache, 1 selon la police) : le peuple avait décidé de crier à la face du monde l'injustice dont il était victime (devoir se laver les mains avant de passer à table). Et de se rouler par terre, peut-être même de distribuer une baffe ou deux (je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus savoir). Le tyran sanguinaire a abattu son impitoyable sentence et envoyé le dissident croupir dans la salle de bains. Porté par un courage inouï, celui-ci a continué à crier sa colère et sa révolte, tentant de détruire la porte de sa prison (sa prison physique, mais aussi sa prison morale, oui) à coups de pieds, et précipitant les flacons de shampooing et de gel douche (symboles répugnants de la purge imposée par l'opresseur) au fond de la baignoire. Pour finalement hurler cette phrase, immédiatement passée à la postérité :

"Maman chérie, t'es méchaaaaante !!"

vendredi 28 janvier 2011

Popi(re) !

Petit Ours Brun, c'est vraiment plus ce que c'était. Ou alors Bayard fait des économies sur la relecture. Les lunettes. Non, en fait, là je ne sais pas.


mercredi 13 octobre 2010

2 ans

Joueur, rieur, charmeur... les qualificatifs en "eur" ne manquent pas. Que vous dire d'autre sur la pistache ? Il est fou d'admiration pour son grand frère, bien sûr, qu'il imite sans arrêt, pour le meilleur comme pour le pire. En vrac, il adore : les voitures, les camions, les motos, les bateaux, la pâte à modeler, boire à la paille, sauter, chanter, danser, parler...


Déjà 2 ans... un très joyeux anniversaire à ma petite ta'tine de beurre !

Et rien que pour le plaisir de revoir sa bouille depuis sa naissance... vous pouvez retourner faire un tour par ici.