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lundi 31 décembre 2012

Sur le seuil

À l'heure où je vous écris, mon deuxième fond de tarte cuit (le premier n'a pas suffi à contenir toute la crème au chocolat, c'était un peu le stress), la glace attend sagement au congélateur (confiture de lait et vanille, finalement, car bizarrement, un 31 décembre à 17h30, chez Picard, il ne reste plus forcément lait d'amande et yaourt ; c'était un peu le stress).

À l'heure où je vous écris, je m'apprête à passer mon habit de lumière pour aller réveillonner chez des amis. Sur le seuil de cette nouvelle année, je vais aller oublier tous mes (petits) soucis en mangeant, buvant, riant, qui sait, peut-être même en dansant (on peut rêver, soyons fous !) Oublier toutes les hécatombes qui me pendent au nez (les enfants qui vont mal tourner tellement je suis une mauvaise mère, la banqueroute qui est proche parce que mon ancien propriétaire veut m'extorquer toutes les économies que je n'ai pas, mes tartes au chocolat de ce soir qui ne vont peut-être pas être bonnes ; heureusement que je n'y pense pas, ce serait un peu le stress). Comme vous tous, je m'apprête à sauter dans 2013, vers toutes les bonnes choses qui m'attendent.

Allez, on va dire... 2013, année de l'aise ? Bon, c'est un peu naze, cette mode, depuis quelque temps, de faire une rime avec le chiffre de la nouvelle année, je vous l'accorde. Mais avouez que vous y avez déjà réfléchi, ne serait-ce que 10 secondes.
En tous cas, c'est ce que je vous souhaite, pour l'année qui vient, d'être bien aise. Vous savez tout ce que ça recouvre, tout le bien que je vous souhaite, c'est pourquoi je ne rentre pas dans les détails (et aussi un peu parce que je n'ai toujours pas passé mon habit de lumière, du coup, ni ma rivière de diamants, et que je ne suis ni coiffée, ni maquillée, ni parfumée. Et que je ne sais pas quelles chaussures je mets. Et qu'on est censés partir... dans deux minutes). Bref, bonne soirée et...

BONNE ANNÉE !


vendredi 25 novembre 2011

Billet facile en période de boulot intense

Allez, j'en ai marre de ce paragraphe, je vais le faire au traducteur automatique :

"Dès mon arrivée ici, il a été un succès pour moi. Donc, dès que je suis arrivé à bloc cellulaire, ils m'attendaient. Ils vous mettre sur la liste noire, ce qui signifie que la première chance d'abord aller. Parfois, il s'agit de coups bas pour, parfois il s'agit de coups de couteau, des membres de gangs ex aussi, vous avez frappé d'une mort sur ​​vous."

Ah ben non, finalement.

Non, je ne me disperse pas du tout.
 

jeudi 27 octobre 2011

La cause des parents (chéris)

Vous avez un enfant (voire plusieurs ?) plutôt petit, genre entre 3 et 5 ans, dont chaque phrase commence par "non", et dont les petites mains semblent possédées par un esprit frappeur que rien ne saurait exorciser ? ("- Mais ! Tu me tapes ?" / "- Non, je te tapote" / "- Mais pourquoi tu fais ça ?" / "- Parce que j'aime bien.")
Vous êtes parfois -souvent ?- désemparé(e) face à son état de rébellion permanent, et épuisé(e), tel Sisyphe, de devoir rouler, jour après jour, le rocher des cris et châtiments ? Vous avez l'impression de passer votre temps à reprendre et invectiver votre chère tête blonde ? Alors je vous conseille ma dernière lecture en date, L'autorité expliquée aux parents, de Claude Halmos.

Sans (trop) douter des principes d'éducation que j'ai fait miens, j'ai constaté que je doutais souvent de moi, de la cohérence de mes actes.
Pour quelqu'un comme moi, ce petit bouquin a donc eu un effet très bénéfique : je savais ou sentais déjà, instinctivement, un grand nombre des principes qu'il énonce, mais ce n'est pas la même chose de les voir confirmés, verbalisés et approfondis par une psychanalyste renommée. Ni de comprendre réellement sur quels fondements ils reposent, et ce qui, dans la nature de l'enfant, fait qu'éduquer est une tâche titanesque, jamais achevée.
Certaines affirmations me semblaient évidentes, et pourtant je ne me les étais pas vraiment appropriées :
- un enfant sait toujours quand un acte est justifié, et motivé par l'amour qu'on lui porte. Il sera toujours reconnaissant de se voir poser des limites, car celles-ci le rassurent ;
- il vaut mieux faire des erreurs que se laisser paralyser par la peur de mal faire, et quoi qu'il arrive, il n'est jamais trop tard pour redresser la barre ;
- faire passer un enfant d'un fonctionnement pulsionnel, mû par la recherche du plaisir, à un fonctionnement civilisé demande des efforts colossaux, pour lui comme pour ses parents. C'est cela qui explique l'aspect répétitif et laborieux de l'éducation. Bonne nouvelle, votre incompétence supposée n'a rien à voir là-dedans !

J'ai aussi constaté que je souffrais de croire, sans même en être consciente, à certains mythes que l'auteure déboulonne avec conviction :
- non, il n'existe pas d'autorité naturelle, et quiconque est convaincu du bien-fondé des règles qu'il estime devoir transmettre à son rejeton saura les lui imposer avec fermeté (fait vérifiable instantanément, c'est... vertigineux).
- non, il n'est pas possible (ni souhaitable pour la construction de son enfant !) d'être un "parent zen" en toute circonstance.

En bref, ce livre m'a permis de me débarrasser de nombreux doutes, de me déculpabiliser (autre tâche titanesque s'il en est) et de prendre conscience de beaucoup de choses (oui, la précision, c'est mon fort).

Ce soir, à la maison, comme souvent en ce moment, il y avait manif' en guise d'apéritif (1 manifestant selon la Pistache, 1 selon la police) : le peuple avait décidé de crier à la face du monde l'injustice dont il était victime (devoir se laver les mains avant de passer à table). Et de se rouler par terre, peut-être même de distribuer une baffe ou deux (je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus savoir). Le tyran sanguinaire a abattu son impitoyable sentence et envoyé le dissident croupir dans la salle de bains. Porté par un courage inouï, celui-ci a continué à crier sa colère et sa révolte, tentant de détruire la porte de sa prison (sa prison physique, mais aussi sa prison morale, oui) à coups de pieds, et précipitant les flacons de shampooing et de gel douche (symboles répugnants de la purge imposée par l'opresseur) au fond de la baignoire. Pour finalement hurler cette phrase, immédiatement passée à la postérité :

"Maman chérie, t'es méchaaaaante !!"

lundi 10 janvier 2011

Le (2e) petit dèj' des champions

Un peu avant 10h, retour à la maison après la tournée de largage de mioches (n°1 rejoignant ses pairs dans la fosse aux lions des moyens-grands [ça me rappelle ce sketch, tiens], n°2 rejoignant sa perle de nounou pour un éventail d'activités toutes plus ludiques et intelligentes les unes que les autres [je suis bénie]). Déjà 3 heures après le 1er petit dèj', donc, avalé entre un "mais-euh, y'm'pouuusse !" et un "il est où mon flasss'makouiiine ??"). Après le déblaiement du bazar laissé par le cyclone du matin, avant de se mettre au boulot et pour tenir jusqu'au déjeuner... Il faut bien ça.


Et puis bon, bien sûr, à 16 heures, on ne va pas zapper le goûter, hein (ah bon, je suis la seule personne de plus de 15 ans qui goûte encore ?)


lundi 3 janvier 2011

Elle l'a (presque) fait !

Je vais y arriver. Je PEUX le faire. Ce soir j'ai cru que j'allais réussir à finir de rattraper le retard de lecture et de commentaire de vos blogs accumulé en décembre... mais j'ai préféré en laisser un peu pour demain et vous poster un petit billet. Non, être plus régulière ne fait pas partie de mes bonnes résolutions pour 2011 ;) Il y a belle lurette que j'ai compris que ça ne servait à rien !

Novembre et décembre ont été très pleins question boulot (tout ce qui est pris n'est plus à prendre, et hormis le fait que j'ai eu bien trop peu le temps de vraiment profiter de mes petits et que cela m'a tenue éloignée de vous, je ne m'en plains pas). Malgré tout 2010 s'est terminée calmement, dans le luxe, le calme et la volupté de vacances sans boulot (non, pour une indépendante ce n'est pas si évident que ça), sans mioches (donc pas tout à fait sans culpabilité, mais ça c'est un gros chantier encore en cours), et avec mon mi.

Allez, c'est terriblement bateau mais ça m'amuse : voici mes bonnes résolutions pour 2011 (vous réussissez vraiment à ne pas en formuler, vous, même intérieurement ?) :

1) me coucher plus tôt

2) continuer à faire miennes ces deux devises : "Connais-toi toi-même" (c'est ma psy qui va être contente) et "La vie est trop courte". Ça peut sembler évident, mais il est souvent plus simple d'avancer dans le noir et de rester dans les ornières de la route qu'on s'était tracée au départ. Quitte à se prendre un arbre ou s'embourber, et finir par se perdre complètement (si, si, même sans s'être jamais trouvé, ça reste possible). Le bonheur, c'est tout de suite, là, maintenant, petit scarabée ! Pas quand tu auras enfin plus de temps, plus d'argent, ou que tes enfants seront plus grands (même si à ce moment-là tu auras sûrement plus de temps et d'argent ;)

3) manger mieux, faire plus de sport, blablabla...

4) lire plus. Un des seuls inconvénients que je trouve au fait de travailler chez moi et de ne plus prendre les transports en commun est que j'ai beaucoup de mal à trouver du temps pour lire... Bon, en revanche 2010 a été pour moi l'année des retrouvailles avec le cinéma (j'ai dû y aller 3 ou 4 fois entre 2006 et 2009 ; spéciale dédicace à Chouchou : "le ciné, le ciné... ah, c'est le grand drap blanc où y'a des images qui défilent ?"). En 2011 je devrais continuer à inverser la tendance au point de retrouver (dépasser ?) une fréquentation de nullipare, puisque Môsieur et moi nous apprêtons à prendre une carte de ciné illimitée pour 2 (euh... je crois que ça devient sérieux, là, non ? ;)

Voilà ! Je me relis et je me dis que pour le 1), c'est déjà mal barré. Tant pis ! La vie est trop courte... ;)

 

mercredi 3 novembre 2010

24 heures au Mans

Ce week-end, petite virée-bouffée-d'air-frais au Mans, pour fêter deux anniversaires. Manger, boire, rire, danser. Le bonheur !




vendredi 22 octobre 2010

Tout est une question d'attitude

L'autre jour, dans le train, j'écoutais le Velvet Underground. C'était le milieu de la matinée, et Chonchon c'est la championne de la collation. Je dégaine donc ma banane. Et là, tout à coup, tout s'imbrique, se met en place : on a le rock'n'roll en soi ou on ne l'a pas. Je suis émue. Je n'ai plus qu'à immortaliser l'instant.

mercredi 20 octobre 2010

C'est déjà moi !

Ce soir c'est soirée rattrapage de lecture de vos blogs, et laissage de commentaires pour me faire pardonner, alors ce billet ne sera pas très long (mais il a le mérite d'exister, non ?)
Ah, elle aura tenu longtemps, ma bonne résolution de poster souvent, même si c'est pas grand chose, blablabla...
Ces derniers temps j'ai été entraînée dans la spirale infernale et amnésiante (oui, amnésiante) que redoute tout free-lance : celle qui engloutit le temps, l'accélère, et m'a fait arriver à quelques jours du délai de ce boulot que j'avais largement le temps de faire, que je comptais terminer en avance pour faire tout plein de trucs super importants... avec le boulot à peine commencé, et un autre, tombé entre temps, à finir pour la même date.
Alors j'ai commencé à réfléchir à toutes les choses qui m'ont retenue :
- le devis et les nombreux échanges de mails avant de marché-conclure avec la cliente américaine,
- le boulot pour l'assoce de traducteurs,
- l'entretien de l'appartement, qui, mine de rien, se salit à vitesse V, avec les affreux jojos (avoir des enfants, c'est mener une lutte permanente contre le bordel ; je vous l'ai déjà sortie, celle-là ?)

Sauf que :
- la trad de la cliente américaine me rapportera dans les 160€ environ (ne pas calculer le taux horreur, c'est trop déprimant. Non seulement cette dame est très gentille, mais en plus je suis sûre qu'elle va devenir capitaine d'industrie avec son choupeur tissu thermocollant pour loisirs créatifs, et me donner encore plein de travail, et oui, un jour je réutiliserai toute cette terminologie et ces nouvelles connaissances acquises laborieusement, je prospecterai des éditeurs spécialisés dans le patchwork et autres travaux d'aiguille et je me ferai de l'argent en masse en traduisant plein de bouquins),
- le boulot pour l'assoce de traducteurs, je l'ai fait en 12 422 fois environ, et super à la bourre, 
- l'entretien de l'appartement... non, ça va, ça, mais je ne suis pas non plus la fée du logis, quoi, celle chez qui on ne croisera jamais un mouton et dont l'évier brille tellement qu'il n'y a même pas besoin d'allumer la lumière en rentrant dans la cuisine.

Et puis surtout, il y a tout ce que je n'ai pas fait, en plus de ne pas bosser :
- trier et ranger les derniers cartons (oui, oui, ceux de cet été !),
- faire mes déclarations de droits d'auteure au fur et à mesure,
- préparer le dîner avant d'aller chercher les enfants chez leur père, en début de soirée, histoire de tout enchaîner dans la sérénité et de les coucher tôt (et de ne pas avoir autant de mal à les réveiller le matin, de ne pas se mettre en retard, de ne pas courir, se stresser...).
- lire les blogs. Et bloguer. Même ça, je ne l'ai pas fait !

Ah là là, je rôtirai dans les flammes de l'enfer (allez, je peux bien l'avouer, il faut que j'assume, ici, Satan, c'est Facebook). Et pour expier, j'ai bien dû finir par rattraper tout ce retard, compenser tout ce glandouillage : toute une partie du week-end à bosser, et une échappée de plus en plus effrénée, lundi, lundi soir, jusqu'à 1h, mardi (paf, migraine, ça t'apprendra ! Perds encore 1h30 !), mardi soir, mardi nuit, aujourd'hui à l'aube...

Bref, j'étais en super forme pour commencer mon nouveau boulot, ce matin... (oui, oui, celui dont je vous parlais là...). Mais bon, ça s'est bien passé, la cliente était contente de ce premier texte. Parce que non contente d'avoir du boulot tous les jours jusqu'à la fin de l'année, j'ai pu négocier de bosser depuis chez moi, aux horaires qui m'arrangent, sans perdre de temps dans les transports... La tranquillité, le boulot en chaussons avec tout sous la main pour manger équilibré, tout en étant un peu cadrée, comme une salariée, avec les tâches qui tombent petit à petit, des horaires à respecter, tout de même...
Alors, que demande le peuple ? (euh... que ce ne soit pas de la trad financière ? Ouais, non, j'ai rien dit, en plus c'est pas si mal, la trad financière...) 
Ben pas grand chose, j'ai de la chance.
Une chance de... ("allô mon amûûr ? Oui je sais, on ne devait s'appeler que demain, mais j'avais juste très envie de te parler, là tout de suite... C'était sympa, le resto avec tes potes ?")
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Édit de fin de billet : comme finalement je vous ai fait un billet long, je vais me coucher (eh, seulement 3 heures de sommeil la nuit dernière !) et ne rattraperai  mon retard de lecture bloguesque que demain (ah non, demain soir c'est resto entre filles) ; bon, ben après-demain (attention, Chonchon, la spirale, là, derrière toi ! Aaaaaaaaaah !)

lundi 23 août 2010

Après l'effort, le réconfort


Bon, je n'aurai pas vraiment tenu mon journal de bord ; tout simplement parce que rester à la surface aurait été soporifique, et qu'aller plus profondément aurait été... trop. Pour résumer, semaine intéressante, pendant laquelle Chonchon a (ré)appris à :
- faire la grasse mat'
- faire la sieste
- prendre /perdre son temps

Non, en fait, tout ça je savais déjà très bien le faire. Et le faisais parfois, même si ce n'était pas aussi souvent qu'avant. Mais j'ai surtout réappris, en le faisant, à bien le vivre, l'assumer, ne pas culpabiliser. En le ponctuant d'un très joli "oh, et puis merde". Bon, c'est pas encore automatique, et heureusement, parce que quand le boulot et les enfants vont enfin finir par revenir, faudra retrouver un juste milieu. Parce qu'avec le boulot et les enfants, je sais que je n'aurais jamais réussi à accomplir ça :
Ben oui, je sais, le rangement. Mais c'était le moins urgent. Et puis j'ai aussi fait plein de choses qui n'étaient pas sur la liste (siii!) Et puis il faut garder des objectifs, si on descend vraiment toute la liste, c'est pas drôle... ;)

Et puis hier soir, le grand est rentré. Et ça, c'est sacrément bien. Parce que c'était sympa d'être un peu toute seule (enfin, pas tout le temps...) mais c'était quand même bien long. Heureusement qu'il y avait les copines et la frangine :)

Bref, tout à l'heure, je pars. 3 jours de vacances, c'est toujours des vacances, pour finir de se regonfler à bloc et se préparer à essuyer (avec délice et zénitude) les petits minois pleins de yaourt. A très vite !

mercredi 18 août 2010

J4 : HS !


Je serai courte mais brève, parce que je trouve vraiment que si ce journal de bord était justifié les deux premiers jours, d'abord par un récit un poil (de chat) cocasse, puis par un événement assez exceptionnel (le déménagement du blog), vous raconter ma vie serait, là, particulièrement inintéressant. Si je m'étais autorisée à le faire les jours de panne d'inspiration, croyez-moi, vous auriez eu un billet tous les jours, depuis un an.

Donc, ce soir, deux liens : celui d'un nouveau blog ami, Translator in progress, que j'ai injustement oublié l'autre fois, et celui d'un nouveau blog à lire (enfin, nouveau dans ma liste, hein, je ne vais pas jouer les dénicheuses, parce que ce n'est pas moi qui l'ai trouvé). Bref, il s'agit de Vie de meuf, le blog d'un collectif féministe, Osez le féminisme, un peu construit sur le modèle de Vie de merde, que vous connaissez sûrement. Sauf que contrairement à VDM, Vie de meuf sonne tellement vrai que personnellement, à le lire, je grince des dents plus que je ne ris. Extraits choisis (parmi tant d'autres) :
-  "Notre agence de communication vient nous faire des propositions pour notre prochaine campagne. C'est une nouvelle chef de pub qui fait la présentation devant la direction. Tout se passe très bien, une des propositions est retenue.
Une fois la réunion terminée, le directeur passe me voir à mon bureau. Je pensais que, tout comme moi, il était bluffé par la qualité de ce qu’elle nous avait présenté, mais la 1ère chose qu'il me dit c’est : "elle a pas beaucoup de nénés la nouvelle !"
- "Mon beau frère a passé divers entretiens pour un poste de commercial. Le dernier entretien s'est déroulé avec le directeur général. Ce dernier lui demande ce que veut dire bien gagner sa vie ? Mon beau frère lui répond que c'est gagner plus que ne dépense sa femme. Fou rire du directeur... il a été pris."
- "Retour de mon deuxième congé maternité. Première personne rencontrée, mon manager "Tu sais Gaelle, tu ne pourras pas reprendre ton ancien poste et faire autant d'heures qu'avant. Je vois ma femme : elle a beaucoup de ménage a faire à la maison avec deux enfants." Douche froide."

Mais bon, pour terminer sur une note optimiste, ces deux-là :
- "Pour changer des coups de gueule et montrer qu'il y a de l'espoir : Je travaille comme pilote dans une compagnie aérienne renommée. Un nombre important de pilotes sont des femmes. Les salaires, perspectives de carrière et conditions de travail sont rigoureusement identiques. La plupart des pilotes masculins sont ravis de voler avec des femmes (pour leur professionnalisme). La réciproque est vraie. Comme quoi l'harmonie est possible, même dans un milieu considéré à priori comme sexiste !"
-  "Nous sommes jeunes mariés avec ma femme. J'ai pris le nom de ma femme. Et c'est curieux comme c'est toujours à elle que l'on demande le nom de jeune fille mais jamais à moi... les clichés ont la vie dure."

lundi 16 août 2010

J3... R.A.S. !

Bon, vraiment pas grand chose, aujourd'hui, les amis.
Outre l'offensive quotidienne rondement menée contre ma petite liste, j'ai essayé de commencer à me persuader que j'allais peut-être me mettre en condition pour penser à me préparer à l'idée de PROSPECTER. Je vous passe les détails (d'autant que ma consœur les piles a déjà très bien parlé du cauchemar de tous les traducteurs ; je voulais vous mettre le lien vers son billet mais je ne le retrouve plus) pour en venir au point d'orgue de cet après-midi magnifique.

J'ai ressorti un vieux fichier de prospection de l'époque ou j'avais fondé une petite SARL de traduction avec deux amis (de 2004 à 2006). Et là, sorte de choc au ralenti : je ne me souvenais pas avoir contacté autant de "prospects", comme on dit.
Choc suivi du célèbre double effet Kiss Cool.
D'abord, "Aaaah..." : la stagnation de notre petite entreprise, suivie à terme d'une grande lassitude et de nos abandons successifs, n'était pas due à un déficit de bougeage de fesses, contrairement à l'impression qui m'est longtemps restée, tel le goût amer d'une gorgée d'Hépar. Mais plutôt à pas mal de malchance, un mauvais ciblage de cette prospection, peut-être, ou au bouche à oreille qui ne s'est pas fait... (cesser de me sentir coupable et responsable de tout et n'importe quoi fait partie des grands chantiers entrepris en 2010)
Puis, deuxième effet Kiss Cool : "Ah-ah ?" : qu'est-ce qui me prouve que ça va mieux marcher cette fois ? C'était parti pour la dégringolade de mon moral, déjà pas bien haut à cette heure de la journée.

Du coup, j'ai pris une décision : cette semaine, je laisse tomber la prospection, de toutes façons les gens sont en vacances et il faudra que je repasse tous ces coups de fils /renvoie tous ces mails à la rentrée. Je sais, j'aurais aussi pu toucher ceux qui sont là et bénéficier de l'absence de certains de mes confrères ; bon allez, je passerai peut-être quelques coups de fil, quand même.
A la place, je vais m'employer à vraiment faire TOUS les trucs de ma liste, en ponctuant ça de Ben & Jerry's, de retrouvailles avec des potes pas vus depuis plus ou moins longtemps, et de séances piscine. Comme ça, j'attaquerai l'automne satisfaite à tous points de vue sauf celui du boulot, détendue et un tout petit peu raffermie de la fesse (ça fait deux fois le mot "fesse", dans le même billet ; la fréquentation de ce blog va-t-elle augmenter ?), avec plein de cases mémoire libérées. Wala !

J2 : je déménage mon blog !!

C'est un jour historique :
J2 : je déménage mon blog !!
J'étais de moins en moins satisfaite par Canalblog, et depuis un moment j'aime bien le fonctionnement des blogs hébergés par Blogspot.
La création du nouveau s'est faite hier, mais je voulais peaufiner ça (et trouver de quoi raconter dans mon carnet de bord ;), donc je ne vous l'annonce qu'aujourd'hui.
En fait, ce n'est pas vraiment un déménagement, car je ne peux pas exporter tous les billets écrits depuis un an, puisque je change d'hébergeur. Et les recopier un par un prendrait trop de temps. La première année sera donc consultable là, et la suite ici-même.
Voilà, je compte sur votre indulgence pour les ratés fort probables du début ! Et n'hésitez pas à me donner votre avis !

Sinon, aujourd'hui, outre moult petites tâches de ma liste,dont je vous épargnerai les détails, j'ai pris soin de mon corpse-presque-bientôt-de-sirène avec :
- piscine (je vous l'avais dit ! 22 longueurs, c'est correct pour une reprise ; enfin, pour moi. Objectif : faire 1 km, soit 40 longueurs, à chaque séance. Ou sur deux séances, si j'arrive à y aller deux fois par semaine. Comment ça, 1km deux fois par semaine ce serait mieux ? Eh, oh, c'est Chonchon, là, faut pas déconner... bon ok, on verra)
- bon petit plat (ou comment se faire doublement plaisir en mangeant bien et en retrouvant le temps de cuisiner, un de mes passe-temps favoris. La recette des poivrons marinés de ce soir ici).
 

Bon, ce que je ne dis pas, c'est que ce midi, terrassée par la faim et la flemme après mes exploits sportifs, je me suis ouvert une boîte de cassoulet. Mais c'est important de manger des légumineuses ! Il paraît qu'on n'en mange pas assez ! Et puis c'est très bon pour la santé, la cuisine du sud-ouest ! Là-bas les gens ils vivent très très vieux !

Ouf ! Autant de billets en si peu de temps, ça va, vous tenez le rythme ? Vous inquiétez pas, ça  va pas durer.

samedi 14 août 2010

J1 : j'ai failli adopter un chat.

J'ai décidé de vous faire un petit journal de bord de mon expérience en solitaire. Bon, si ça se trouve je n'aurai pas quelque chose à vous raconter tous les jours. On verra. Bref :

J1 : j'ai failli adopter un chat.
Une copine a recueilli une petite minette de 8 mois, famélique et visiblement martyrisée depuis plusieurs jours par les matous et les enfants de son quartier. Elle ne pouvait vraiment pas la garder, parce que son chien commençait déjà à en avoir marre d'être enfermé dans la cuisine (pff !). Oubliant les contraintes qui sont les miennes (un appart' pas très grand, sans balcon, des finances riquiqui pas très ouvertes aux frais croquetto-vétérinaires), frustrée par l'absence de chat dans ma vie pour la première fois depuis 29 ans, esseulée depuis 24 heures, et n'écoutant que mon grand cœur, j'ai décidé de voler au secours de la pauvre bête. Une sorte d'accueil temporaire, le temps que les associations du coin qui recueillent les chats perdus reprennent du service à la rentrée.
Tant pis si je repars quelques jours en vacances la semaine prochaine, que je ne sais pas du tout si la petite bête supportera la solitude pendant ce temps, et ne bousillera pas tout l'appart'. Tant pis si je dois mentir aux petits pour ne pas leur briser le cœur (on garde le chat d'une copine, il ne va pas rester et nan nan nan on ne peut pas le garder). Tant pis (tant mieux ?) s'il y a de grandes chances pour que s'applique la grande règle qui ne s'est jusqu'à maintenant jamais démentie autour de moi : quand on recueille un chat chez soi, on s'y attache, et il ne repart pas.
Et puis la copine m'a appelée pour me dire que finalement, son véto avait réussi à contacter l'association qui avait fait tatouer la bête, qui allait donc retourner d'où elle venait. Ben sur le coup, alors que je n'arrêtais pas de me répéter que j'étais en train de faire une belle bêtise, j'étais carrément déçue. La bande-son de ce premier jour est toute trouvée.