Ce soir c'est soirée rattrapage de lecture de vos blogs, et laissage de commentaires pour me faire pardonner, alors ce billet ne sera pas très long (mais il a le mérite d'exister, non ?)
Ah, elle aura tenu longtemps, ma bonne résolution de poster souvent, même si c'est pas grand chose, blablabla...
Ces derniers temps j'ai été entraînée dans la spirale infernale et amnésiante (oui, amnésiante) que redoute tout free-lance : celle qui engloutit le temps, l'accélère, et m'a fait arriver à quelques jours du délai de ce boulot que j'avais largement le temps de faire, que je comptais terminer en avance pour faire tout plein de trucs super importants... avec le boulot à peine commencé, et un autre, tombé entre temps, à finir pour la même date.
Alors j'ai commencé à réfléchir à toutes les choses qui m'ont retenue :
- le devis et les nombreux échanges de mails avant de marché-conclure avec la cliente américaine,
- le boulot pour l'assoce de traducteurs,
- l'entretien de l'appartement, qui, mine de rien, se salit à vitesse V, avec les affreux jojos (avoir des enfants, c'est mener une lutte permanente contre le bordel ; je vous l'ai déjà sortie, celle-là ?)
Sauf que :
- la trad de la cliente américaine me rapportera dans les 160€ environ (ne pas calculer le taux horreur, c'est trop déprimant. Non seulement cette dame est très gentille, mais en plus je suis sûre qu'elle va devenir capitaine d'industrie avec son choupeur tissu thermocollant pour loisirs créatifs, et me donner encore plein de travail, et oui, un jour je réutiliserai toute cette terminologie et ces nouvelles connaissances acquises laborieusement, je prospecterai des éditeurs spécialisés dans le patchwork et autres travaux d'aiguille et je me ferai de l'argent en masse en traduisant plein de bouquins),
- le boulot pour l'assoce de traducteurs, je l'ai fait en 12 422 fois environ, et super à la bourre,
- l'entretien de l'appartement... non, ça va, ça, mais je ne suis pas non plus la fée du logis, quoi, celle chez qui on ne croisera jamais un mouton et dont l'évier brille tellement qu'il n'y a même pas besoin d'allumer la lumière en rentrant dans la cuisine.
Et puis surtout, il y a tout ce que je n'ai pas fait, en plus de ne pas bosser :
- trier et ranger les derniers cartons (oui, oui, ceux de cet été !),
- faire mes déclarations de droits d'auteure au fur et à mesure,
- préparer le dîner avant d'aller chercher les enfants chez leur père, en début de soirée, histoire de tout enchaîner dans la sérénité et de les coucher tôt (et de ne pas avoir autant de mal à les réveiller le matin, de ne pas se mettre en retard, de ne pas courir, se stresser...).
- lire les blogs. Et bloguer. Même ça, je ne l'ai pas fait !
Ah là là, je rôtirai dans les flammes de l'enfer (allez, je peux bien l'avouer, il faut que j'assume, ici, Satan, c'est Facebook). Et pour expier, j'ai bien dû finir par rattraper tout ce retard, compenser tout ce glandouillage : toute une partie du week-end à bosser, et une échappée de plus en plus effrénée, lundi, lundi soir, jusqu'à 1h, mardi (paf, migraine, ça t'apprendra ! Perds encore 1h30 !), mardi soir, mardi nuit, aujourd'hui à l'aube...
Bref, j'étais en super forme pour commencer mon nouveau boulot, ce matin... (oui, oui, celui dont je vous parlais là...). Mais bon, ça s'est bien passé, la cliente était contente de ce premier texte. Parce que non contente d'avoir du boulot tous les jours jusqu'à la fin de l'année, j'ai pu négocier de bosser depuis chez moi, aux horaires qui m'arrangent, sans perdre de temps dans les transports... La tranquillité, le boulot en chaussons avec tout sous la main pour manger équilibré, tout en étant un peu cadrée, comme une salariée, avec les tâches qui tombent petit à petit, des horaires à respecter, tout de même...
Alors, que demande le peuple ? (euh... que ce ne soit pas de la trad financière ? Ouais, non, j'ai rien dit, en plus c'est pas si mal, la trad financière...)
Ben pas grand chose, j'ai de la chance.
Une chance de... ("allô mon amûûr ? Oui je sais, on ne devait s'appeler que demain, mais j'avais juste très envie de te parler, là tout de suite... C'était sympa, le resto avec tes potes ?") ------------------------------------------
Édit de fin de billet : comme finalement je vous ai fait un billet long, je vais me coucher (eh, seulement 3 heures de sommeil la nuit dernière !) et ne rattraperai mon retard de lecture bloguesque que demain (ah non, demain soir c'est resto entre filles) ; bon, ben après-demain (attention, Chonchon, la spirale, là, derrière toi ! Aaaaaaaaaah !)