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samedi 17 novembre 2012

"Quelque chose dans le vent... me dit qu'il est temps..."


→ un billet de blog après six mois, pas si facile ! Alors je reste dans le confort du bon vieux classique, familier et rassurant, en espérant que vous ne soyez pas blasés des bases ;-)

Tiens, je viens seulement de comprendre (parce que c'est la première fois que je la regarde vraiment) cette enseigne prise il y a très longtemps. Mais y a-t-il vraiment besoin de couper les cheveux en quatre pour refaire le monde ? Vous avez quarante-dix secondes, comme dit le petit blond en ce moment.

Six mois, ce genre de mois qui s'étirent comme des années.
J'ai souvent entendu des gens d'âge mûr dire que le temps passe de plus en plus vite à mesure qu'on vieillit. Qu'ils ont l'impression qu'il y a 10, 20, 30 ans, c'était hier. Pour moi, c'est l'inverse : quand je regarde 10 ans en arrière, j'ai l'impression bizarre de contempler la vie de quelqu'un d'autre, tout en étant capable, en me concentrant sur une période donnée, de mettre au jour une à une des strates de détails, d'événements, d'habitudes oubliées*. Si je m'en souviens, c'est bien que j'ai dû les vivre...
C'est comme ceux qui disent ne pas avoir vu passer les premières années de vie de leur enfant. Peut-être que c'est juste une formule, ou peut-être que c'est parce qu'ils comparent le polichinelle qui bondit à côté d'eux à celui de l'époque, quand il était à peine sorti du tiroir.
Ils oublient tous ces gestes répétés des centaines, des milliers de fois (retrousser l'habit, faire passer la petite tête ; passer trois doigts dans la minuscule manche, attraper la minuscule main, lui enfiler la manche ; faire pareil de l'autre côté) avant d'être ensevelis par d'autres, répétés des centaines, des milliers de fois. Est-ce qu'ils ne les ont vraiment pas sentis passer, les mois qui semblent des années avant qu'ils fassent leurs nuits, tiennent leur tête, tiennent assis, tiennent debout, gardent le même slip propre plus de trois heures, arrêtent de dire "non" avant même d'avoir écouté la question, arrêtent de se rouler par terre ?
J'espère qu'ils n'oublient pas le cœur qui bondit dans la poitrine quand on les attrape, quand les molécules de petite nuque soyeuse bombardent les récepteurs olfactifs, quand les petits bras de singe s'agrippent autour du cou, quand les petites mains se posent sur le bras, plus légères qu'une plume, pendant la lecture.

Bref, c'est passé vite et lentement à la fois, il y a eu du travail, beaucoup de travail, encore trop souvent pour pas assez à la fin du mois (mais ça peut changer, ça va changer). Aussi des soirées télé, ne vous inquiétez pas, des vacances, des soirées entre amis, des combats de toupies BeyBlade chronométrés (3-2-1, hypeeer... viteeeesse !), des cris, des pleurs, des rires, des pas de breakdance endiablés au milieu du salon, des vacances, des cahiers signés sur le coin de la table en criant d'enfiler ses chaussettes... Et bientôt (très bientôt) un déménagement. Mais je pense que je vous en reparlerai.

Allez, je vous laisse, j'ai le Samgâteau de Pomme d'Api à finir de préparer, cet après-midi j'en ai 8 qui débarquent pour le goûter d'anniversaire du cadet. Les cartons et les deux trads sur le feu pour la fin de la semaine aaaaah !-ttendront.

* Ah oui, tiens, ici (puisque je pense avoir un succès mitigé auprès de mes clients si je le fais dans mon travail) j'ai décidé, jusqu'à nouvel ordre, d'essayer d'appliquer la règle de proximité. Na.

vendredi 13 janvier 2012

Vous avez un nouveau message...

Tiens, on dirait que Superman* est passé par là... saurez-vous reconnaître sa contribution à la liste de courses ?

* A court de périphrases du type "mon cher et tendre" pour désigner mon cher et tendre, j'ai décidé, à l'instar d'autres blogueuses, de lui trouver un nom de code. "Superman", donc, parce que c'est mon man, et que je le trouve super.

lundi 2 janvier 2012

2012 !

Allez, il faut bien s'y coller, à cette tradition des vœux... c'est comme les cartes postales des vacances, ou les cartes d'anniversaire communes qu'on signe en cherchant désespérément l'inspiration et l'équilibre, assis sur le bord d'un lit, une fesse sur un tas de manteaux et de sacs à mains, les yeux errants sur des photos d'inconnus accrochées au mur...
Est-ce que tout ça a un sens ? Est-ce que ce n'est pas un peu surfait, cette convention, ce passage obligé,est-ce que ça vaut la peine de se forcer, après tout ? N'est-il pas même aliénant de devoir se plier à ce diktat, sous peine de se retrouver seul, rejeté par tous ses proches ? (non, je n'exagère pas du tout).
Ne peut-on pas leur dire qu'on les aime, qu'on pense à eux et qu'on leur souhaite le meilleur quand on le souhaite, à n'importe quel moment de l'année ?
Eh bien je réponds oui en bloc à toutes ces questions, même si le fait de répondre oui aux deux dernières et quand même oui aux deux premières peut sembler paradoxal (oui, je vous impose une gymnastique intellectuelle insoutenable en ce lendemain de cuite, et tout le monde a sans doute déjà décroché. Mais ça m'amuse). Parce que si c'est bien de montrer toute l'année à ses proches qu'on les aime, c'est quand même un petit peu dans ces moments-là, quand ils s'y attendent, que c'est le plus important, non ?

Donc, comme toujours avec ce genre d'exercice, j'ai commencé par pester intérieurement, me débattre symboliquement et mentalement, pour finir par me dire que si, quand même, j'allais le faire, faut pas déconner. En même temps venait la petite étincelle, l'embryon d'idée (qui en général n'a rien à voir avec le résultat). Puis je me suis lancée, en constatant qu'en fait, comme pour les cartes postales et les cartes d'anniversaire, je savais depuis le début que je trouverais bien l'inspiration, et que j'allais même y prendre plaisir.

Alors, chers tous, pour 2012, je vous souhaite (dans le désordre, à chacun de faire son marché) : de vous élancer, de foncer, de réaliser vos projets. De profiter de la vie avec ceux que vous aimez. De (tout) recommencer. De rêver, de vous projeter, d'oser, de ne pas renoncer. D'aller voter. De prendre votre temps, de ne pas vous laisser mettre la pression. De (ne pas) changer. De vous protéger, de vous ménager. D'aller bien, de rire, et d'aimer.


BONNE ANNÉE !


mardi 13 décembre 2011

Merci de compatir

Deux hits dans les cours de récré, en ce moment. Ça :


Et ça :


Oui, aïe. Au début, on était un peu hébétés, nous les adultes qui côtoyons Didi et la Pistache, on ne comprenait pas. Quand j'ai constaté que ma nièce connaissait aussi par cœur, mon instit' de sœur m'a confirmé l'étendue du carnage, et la détresse du corps enseignant, encore une fois en première ligne.
Au bout d'un moment, avec mon cher et tendre, on a regardé sur Internet (parce qu'on n'avait que la version chantée par les enfants, jusque là). On aurait peut-être mieux fait de s'abstenir.
En fait on préfère les versions des enfants, au moins c'est rigolo. Mais c'est tout le temps. Alors qu'une fois suffit pour les avoir dans la tête pendant deux jours, ces mélodies. On a pris le parti d'en rire et de faire de ce calvaire un moment complice en chantant en cœur avec eux.

Pour Chérie Coco, on ne comprenait pas la deuxième phrase, quand les enfants chantaient. Après avoir écouté l'original, on ne comprenait toujours pas. Notre version : "Ce qu'il a fait, c'est un Gervitaaaa !" (surtout que cette petite chorale improvisée a généralement lieu pendant les repas). Allez, rions un peu, ne regardez pas tout de suite la version avec paroles sur YouTube, et faites-nous profiter de vos hypothèses.

Je suis sûre que vous donneriez cher pour nous voir tous les quatre en train de chanter "Ce qu'il a fait, c'est un Gervitaaaa !" à table. Moi, en tous cas, maintenant, je souris en vous imaginant en train de fredonner l'un des deux airs dans la rue ou dans une allée de supermarché, sans même vous en rendre compte. Allez, sans rancune.

samedi 12 novembre 2011

Ca faisait longtemps...

Et hop, vite fait, bien fait, un petit créneau. C'est vraiment histoire de mettre quelque chose...


Dès la semaine prochaine, je divise par deux le temps de travail salarié alimentaire à la boutique. Plus de temps pour le(s) blog(s) ? Portez-vous bien !

samedi 29 octobre 2011

Nouvelle arme biologique

Plus redoutable que les enveloppes truffées d'anthrax et qu'une armée d'avions furtifs réunis. Les Américains n'auraient pas pu l'imaginer, même dans leurs pires cauchemars.
Didi l'a fait : le calendrone.


(Ah bon, ça se voit que ce sont les vacances et que je passe mes journées avec mes enfants ?)

jeudi 27 octobre 2011

La cause des parents (chéris)

Vous avez un enfant (voire plusieurs ?) plutôt petit, genre entre 3 et 5 ans, dont chaque phrase commence par "non", et dont les petites mains semblent possédées par un esprit frappeur que rien ne saurait exorciser ? ("- Mais ! Tu me tapes ?" / "- Non, je te tapote" / "- Mais pourquoi tu fais ça ?" / "- Parce que j'aime bien.")
Vous êtes parfois -souvent ?- désemparé(e) face à son état de rébellion permanent, et épuisé(e), tel Sisyphe, de devoir rouler, jour après jour, le rocher des cris et châtiments ? Vous avez l'impression de passer votre temps à reprendre et invectiver votre chère tête blonde ? Alors je vous conseille ma dernière lecture en date, L'autorité expliquée aux parents, de Claude Halmos.

Sans (trop) douter des principes d'éducation que j'ai fait miens, j'ai constaté que je doutais souvent de moi, de la cohérence de mes actes.
Pour quelqu'un comme moi, ce petit bouquin a donc eu un effet très bénéfique : je savais ou sentais déjà, instinctivement, un grand nombre des principes qu'il énonce, mais ce n'est pas la même chose de les voir confirmés, verbalisés et approfondis par une psychanalyste renommée. Ni de comprendre réellement sur quels fondements ils reposent, et ce qui, dans la nature de l'enfant, fait qu'éduquer est une tâche titanesque, jamais achevée.
Certaines affirmations me semblaient évidentes, et pourtant je ne me les étais pas vraiment appropriées :
- un enfant sait toujours quand un acte est justifié, et motivé par l'amour qu'on lui porte. Il sera toujours reconnaissant de se voir poser des limites, car celles-ci le rassurent ;
- il vaut mieux faire des erreurs que se laisser paralyser par la peur de mal faire, et quoi qu'il arrive, il n'est jamais trop tard pour redresser la barre ;
- faire passer un enfant d'un fonctionnement pulsionnel, mû par la recherche du plaisir, à un fonctionnement civilisé demande des efforts colossaux, pour lui comme pour ses parents. C'est cela qui explique l'aspect répétitif et laborieux de l'éducation. Bonne nouvelle, votre incompétence supposée n'a rien à voir là-dedans !

J'ai aussi constaté que je souffrais de croire, sans même en être consciente, à certains mythes que l'auteure déboulonne avec conviction :
- non, il n'existe pas d'autorité naturelle, et quiconque est convaincu du bien-fondé des règles qu'il estime devoir transmettre à son rejeton saura les lui imposer avec fermeté (fait vérifiable instantanément, c'est... vertigineux).
- non, il n'est pas possible (ni souhaitable pour la construction de son enfant !) d'être un "parent zen" en toute circonstance.

En bref, ce livre m'a permis de me débarrasser de nombreux doutes, de me déculpabiliser (autre tâche titanesque s'il en est) et de prendre conscience de beaucoup de choses (oui, la précision, c'est mon fort).

Ce soir, à la maison, comme souvent en ce moment, il y avait manif' en guise d'apéritif (1 manifestant selon la Pistache, 1 selon la police) : le peuple avait décidé de crier à la face du monde l'injustice dont il était victime (devoir se laver les mains avant de passer à table). Et de se rouler par terre, peut-être même de distribuer une baffe ou deux (je ne sais pas, je ne sais plus, je ne veux plus savoir). Le tyran sanguinaire a abattu son impitoyable sentence et envoyé le dissident croupir dans la salle de bains. Porté par un courage inouï, celui-ci a continué à crier sa colère et sa révolte, tentant de détruire la porte de sa prison (sa prison physique, mais aussi sa prison morale, oui) à coups de pieds, et précipitant les flacons de shampooing et de gel douche (symboles répugnants de la purge imposée par l'opresseur) au fond de la baignoire. Pour finalement hurler cette phrase, immédiatement passée à la postérité :

"Maman chérie, t'es méchaaaaante !!"

mercredi 27 juillet 2011

2 mois...

P**** deux mois !!! Pfff, voilà ce qu'il m'évoque, ce blog :


Pendant ces deux mois, il y a eu : toujours le boulot à mon nouveau boulot que j'ai depuis 5 mois, et sur lequel j'arriverai peut-être à poster mon billet trop rigolo que j'ai en tête depuis le début. Avant la fin dudit boulot, fin octobre, ce serait mieux.
Les enfants, encore et toujours, avec un apprentissage de la propreté qui s'éternise pour la Pistache, et les 45 changements et nettoyages de slips/pantalons quotidiens, un brin chronophages. Mais aussi de sacrées tranches de rigolade.
Des trads, qui s'ajoutent au nouveau boulot, et laissent très peu de temps pour... quoi que ce soit.
La déclaration d'impôts en 3 exemplaires (encore un des petits plaisirs de la séparation en 2010), la déclaration annuelle des trads à la société de droits d'auteurs (avec arrachage de cheveux et serments devant St Procrastinator que l'année prochaine, on ne m'y reprendra pas, je pointerai mes diffusions au fur et à mesure... comme d'hab', quoi).
Très peu d'heures de sommeil, malgré mes bonnes résolutions (voir le 1).
Des vacances en famille en Auvergne, bien sympa, bien que sous la pluie (enfin, comme tout le monde, je crois).
Encore pas mal de nœuds au cerveau, mais de moins en moins. Une certaine envie de me tenir à distance du virtuel, pour être plus proche du réel (voir résolution n°2), voilà peut-être aussi ce qui m'a tenue éloignée de la blogosphère.
Du bonheur, de l'amûr, beaucû d'amûr, c'est important de finir cet inventaire à la Prévert là-dessus.

Enfin bon quand même, vous me manquez, les amis. Les enfants partent en vacances vendredi soir... entre deux docus sur les requins, je devrais bien trouver le temps de vous concocter quelque chose ! (siii, avant de m'attaquer à la paperasse non triée depuis deux mois).

Passez un bel été ! (enfin, ce qu'il en reste).

lundi 10 janvier 2011

Le (2e) petit dèj' des champions

Un peu avant 10h, retour à la maison après la tournée de largage de mioches (n°1 rejoignant ses pairs dans la fosse aux lions des moyens-grands [ça me rappelle ce sketch, tiens], n°2 rejoignant sa perle de nounou pour un éventail d'activités toutes plus ludiques et intelligentes les unes que les autres [je suis bénie]). Déjà 3 heures après le 1er petit dèj', donc, avalé entre un "mais-euh, y'm'pouuusse !" et un "il est où mon flasss'makouiiine ??"). Après le déblaiement du bazar laissé par le cyclone du matin, avant de se mettre au boulot et pour tenir jusqu'au déjeuner... Il faut bien ça.


Et puis bon, bien sûr, à 16 heures, on ne va pas zapper le goûter, hein (ah bon, je suis la seule personne de plus de 15 ans qui goûte encore ?)


lundi 3 janvier 2011

Elle l'a (presque) fait !

Je vais y arriver. Je PEUX le faire. Ce soir j'ai cru que j'allais réussir à finir de rattraper le retard de lecture et de commentaire de vos blogs accumulé en décembre... mais j'ai préféré en laisser un peu pour demain et vous poster un petit billet. Non, être plus régulière ne fait pas partie de mes bonnes résolutions pour 2011 ;) Il y a belle lurette que j'ai compris que ça ne servait à rien !

Novembre et décembre ont été très pleins question boulot (tout ce qui est pris n'est plus à prendre, et hormis le fait que j'ai eu bien trop peu le temps de vraiment profiter de mes petits et que cela m'a tenue éloignée de vous, je ne m'en plains pas). Malgré tout 2010 s'est terminée calmement, dans le luxe, le calme et la volupté de vacances sans boulot (non, pour une indépendante ce n'est pas si évident que ça), sans mioches (donc pas tout à fait sans culpabilité, mais ça c'est un gros chantier encore en cours), et avec mon mi.

Allez, c'est terriblement bateau mais ça m'amuse : voici mes bonnes résolutions pour 2011 (vous réussissez vraiment à ne pas en formuler, vous, même intérieurement ?) :

1) me coucher plus tôt

2) continuer à faire miennes ces deux devises : "Connais-toi toi-même" (c'est ma psy qui va être contente) et "La vie est trop courte". Ça peut sembler évident, mais il est souvent plus simple d'avancer dans le noir et de rester dans les ornières de la route qu'on s'était tracée au départ. Quitte à se prendre un arbre ou s'embourber, et finir par se perdre complètement (si, si, même sans s'être jamais trouvé, ça reste possible). Le bonheur, c'est tout de suite, là, maintenant, petit scarabée ! Pas quand tu auras enfin plus de temps, plus d'argent, ou que tes enfants seront plus grands (même si à ce moment-là tu auras sûrement plus de temps et d'argent ;)

3) manger mieux, faire plus de sport, blablabla...

4) lire plus. Un des seuls inconvénients que je trouve au fait de travailler chez moi et de ne plus prendre les transports en commun est que j'ai beaucoup de mal à trouver du temps pour lire... Bon, en revanche 2010 a été pour moi l'année des retrouvailles avec le cinéma (j'ai dû y aller 3 ou 4 fois entre 2006 et 2009 ; spéciale dédicace à Chouchou : "le ciné, le ciné... ah, c'est le grand drap blanc où y'a des images qui défilent ?"). En 2011 je devrais continuer à inverser la tendance au point de retrouver (dépasser ?) une fréquentation de nullipare, puisque Môsieur et moi nous apprêtons à prendre une carte de ciné illimitée pour 2 (euh... je crois que ça devient sérieux, là, non ? ;)

Voilà ! Je me relis et je me dis que pour le 1), c'est déjà mal barré. Tant pis ! La vie est trop courte... ;)

 

mercredi 3 novembre 2010

24 heures au Mans

Ce week-end, petite virée-bouffée-d'air-frais au Mans, pour fêter deux anniversaires. Manger, boire, rire, danser. Le bonheur !




dimanche 31 octobre 2010

Comme à la maison

Avec ce nouveau travail, je n'ai même pas trouvé le temps de vous parler de mon nouveau travail !

Eh bien... j'en suis ravie. La spécialité (finance, économie) ne me rebute pas, en fait, même si parmi les articles que je traduis, je préfère nettement la macroéconomie aux nouvelles des marchés financiers ou de la société Machin qui peine à vendre son dernier smartphone (ce qui n'est pas très étonnant ; si tout le monde tergiverse comme moi avant d'en acheter un, en faisant des efforts pour raison garder et se persuader que non, surfer sur Internet en tous lieux n'est pas un vrai besoin, surtout quand on travaille chez soi, et que ce n'est pas si souvent qu'on se retrouve paumée à Paris avec un besoin soudain et urgent des horaires de train pour la banlieue).
Le tarif est plus que correct, et en travaillant à mi-temps je garde la possibilité d'accepter d'autres projets (ou de glander le reste du temps en rêvant au four que je vais enfin pouvoir m'acheter avec tout cet argent. J'en connais qui vont applaudir des deux mains).
J'ai finalement pu négocier de travailler chez moi, ce qui est très très pratique, et pas seulement parce que j'ai deux jeunes enfants (il faut bien des compensations au fait de ne toucher ni chômage ni congés payés ; pouvoir travailler en chaussons, par exemple. Ah bon, j'en ai déjà parlé ?)
Mes interlocuteurs sont adorables, très réactifs, disponibles et TRADUCTEURS (ou conscients des conditions nécessaires pour bien faire ce métier ; les consœurs et confrères qui me lisent vous diront combien c'est appréciable).
D'ailleurs, vendredi je me suis rendue chez mon client, car le responsable du service était en vacances à ma première visite, et souhaitait me rencontrer. Juste comme ça, pour voir ma tête (les autres avaient dû lui dire combien Chonchon est canon*), me demander si tout allait bien, papoter, et me dire que surtout, si le premier paiement tardait, il fallait le prévenir. Waouh. Je peux vous dire qu'en traduction audiovisuelle, même si tout le monde se tutoie et que l'autre jour, une chargée de projet m'a lancé un "je t'embrasse" avant de raccrocher (je ne l'ai jamais vue, hein), ça ne se passe pas comme ça.

(* rhôôô, oui, ben quoi, un peu de méthode coué, ça fait de mal à personne !)

Bref, en repartant, je passe par les toilettes (Chonchon est très prévoyante car équipée d'une microvessie) et je vois ça :

Une entreprise où les gens apportent leur brosse à dents, ça témoigne d'une ambiance plutôt humaine, non ? Ou c'est normal et c'est moi qui me suis trop habituée à un environnement professionnel hostile ? Bref, CQFD.

Au fait, je suis très veskée : personne ne semble avoir remarqué que mon blog avait littéralement changé de tête !! Vous avez échappé de peu au mooning de nain, permettez-moi de vous le dire.

mercredi 20 octobre 2010

C'est déjà moi !

Ce soir c'est soirée rattrapage de lecture de vos blogs, et laissage de commentaires pour me faire pardonner, alors ce billet ne sera pas très long (mais il a le mérite d'exister, non ?)
Ah, elle aura tenu longtemps, ma bonne résolution de poster souvent, même si c'est pas grand chose, blablabla...
Ces derniers temps j'ai été entraînée dans la spirale infernale et amnésiante (oui, amnésiante) que redoute tout free-lance : celle qui engloutit le temps, l'accélère, et m'a fait arriver à quelques jours du délai de ce boulot que j'avais largement le temps de faire, que je comptais terminer en avance pour faire tout plein de trucs super importants... avec le boulot à peine commencé, et un autre, tombé entre temps, à finir pour la même date.
Alors j'ai commencé à réfléchir à toutes les choses qui m'ont retenue :
- le devis et les nombreux échanges de mails avant de marché-conclure avec la cliente américaine,
- le boulot pour l'assoce de traducteurs,
- l'entretien de l'appartement, qui, mine de rien, se salit à vitesse V, avec les affreux jojos (avoir des enfants, c'est mener une lutte permanente contre le bordel ; je vous l'ai déjà sortie, celle-là ?)

Sauf que :
- la trad de la cliente américaine me rapportera dans les 160€ environ (ne pas calculer le taux horreur, c'est trop déprimant. Non seulement cette dame est très gentille, mais en plus je suis sûre qu'elle va devenir capitaine d'industrie avec son choupeur tissu thermocollant pour loisirs créatifs, et me donner encore plein de travail, et oui, un jour je réutiliserai toute cette terminologie et ces nouvelles connaissances acquises laborieusement, je prospecterai des éditeurs spécialisés dans le patchwork et autres travaux d'aiguille et je me ferai de l'argent en masse en traduisant plein de bouquins),
- le boulot pour l'assoce de traducteurs, je l'ai fait en 12 422 fois environ, et super à la bourre, 
- l'entretien de l'appartement... non, ça va, ça, mais je ne suis pas non plus la fée du logis, quoi, celle chez qui on ne croisera jamais un mouton et dont l'évier brille tellement qu'il n'y a même pas besoin d'allumer la lumière en rentrant dans la cuisine.

Et puis surtout, il y a tout ce que je n'ai pas fait, en plus de ne pas bosser :
- trier et ranger les derniers cartons (oui, oui, ceux de cet été !),
- faire mes déclarations de droits d'auteure au fur et à mesure,
- préparer le dîner avant d'aller chercher les enfants chez leur père, en début de soirée, histoire de tout enchaîner dans la sérénité et de les coucher tôt (et de ne pas avoir autant de mal à les réveiller le matin, de ne pas se mettre en retard, de ne pas courir, se stresser...).
- lire les blogs. Et bloguer. Même ça, je ne l'ai pas fait !

Ah là là, je rôtirai dans les flammes de l'enfer (allez, je peux bien l'avouer, il faut que j'assume, ici, Satan, c'est Facebook). Et pour expier, j'ai bien dû finir par rattraper tout ce retard, compenser tout ce glandouillage : toute une partie du week-end à bosser, et une échappée de plus en plus effrénée, lundi, lundi soir, jusqu'à 1h, mardi (paf, migraine, ça t'apprendra ! Perds encore 1h30 !), mardi soir, mardi nuit, aujourd'hui à l'aube...

Bref, j'étais en super forme pour commencer mon nouveau boulot, ce matin... (oui, oui, celui dont je vous parlais là...). Mais bon, ça s'est bien passé, la cliente était contente de ce premier texte. Parce que non contente d'avoir du boulot tous les jours jusqu'à la fin de l'année, j'ai pu négocier de bosser depuis chez moi, aux horaires qui m'arrangent, sans perdre de temps dans les transports... La tranquillité, le boulot en chaussons avec tout sous la main pour manger équilibré, tout en étant un peu cadrée, comme une salariée, avec les tâches qui tombent petit à petit, des horaires à respecter, tout de même...
Alors, que demande le peuple ? (euh... que ce ne soit pas de la trad financière ? Ouais, non, j'ai rien dit, en plus c'est pas si mal, la trad financière...) 
Ben pas grand chose, j'ai de la chance.
Une chance de... ("allô mon amûûr ? Oui je sais, on ne devait s'appeler que demain, mais j'avais juste très envie de te parler, là tout de suite... C'était sympa, le resto avec tes potes ?")
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Édit de fin de billet : comme finalement je vous ai fait un billet long, je vais me coucher (eh, seulement 3 heures de sommeil la nuit dernière !) et ne rattraperai  mon retard de lecture bloguesque que demain (ah non, demain soir c'est resto entre filles) ; bon, ben après-demain (attention, Chonchon, la spirale, là, derrière toi ! Aaaaaaaaaah !)

mercredi 13 octobre 2010

2 ans

Joueur, rieur, charmeur... les qualificatifs en "eur" ne manquent pas. Que vous dire d'autre sur la pistache ? Il est fou d'admiration pour son grand frère, bien sûr, qu'il imite sans arrêt, pour le meilleur comme pour le pire. En vrac, il adore : les voitures, les camions, les motos, les bateaux, la pâte à modeler, boire à la paille, sauter, chanter, danser, parler...


Déjà 2 ans... un très joyeux anniversaire à ma petite ta'tine de beurre !

Et rien que pour le plaisir de revoir sa bouille depuis sa naissance... vous pouvez retourner faire un tour par ici.

vendredi 1 octobre 2010

La pêche !

Euh, non, la banane ! Hier j'ai appris que j'étais retenue pour une mission de traduction de 3 mois. Ce matin, j'ai découvert le montant de mes droits d'auteure pour 2009, et ça me va carrément. Ce soir, c'est le week-end. Bref, c'est la joie ! Je vous gratifie donc d'une chanson à clip rigolo, qui donne la frite. Eh oui, je suis comme ça, moi. Très bon week-end à tous !
 
 Spéciale dédicace à Chacha, trip Katerine oblige ;)

samedi 18 septembre 2010

Devoirs de vacances

Alors voilà, on est déjà mi-septembre et je suis aux abonnés absents, avec la même devanture depuis 15 jours, et un billet sur mes vacances qui moisit dans mes brouillons... Pas facile, la rentrée : reprendre un rythme et des habitudes chassés par l'été, alors qu'on commençait tout juste à s'y faire... mais ça revient, tout doucement.
Malheureusement, ce n'est même pas le boulot qui m'a tenue éloignée. Du coup, l'esprit était ailleurs, pris par les soucis matériels, les doutes, les questions sur d'éventuelles décisions à prendre, les combats à mener. (burning news : on va peut-être me proposer un CDD à mi-temps, ce qui serait un sacré soulagement vu le marasme actuel ; et puis Chonchon qui redécouvre les joies de la vie en entreprise, ça laisse entrevoir des billets savoureux :)
Et puis c'est la faute à Blogspot : je n'arrivais pas à agencer mes photos comme je le voulais, et je n'ai ni contacté les copines qui semblent y arriver sur leur blog, ni fait d'autres billets en attendant.
Résultat, j'ai bien peur d'avoir dépassé la date de péremption pour ledit billet. Oh et puis zut, tant pis, je vous les mets quand même.
J'avais intitulé ça "Bien en veine, qui va dans les Cévennes", parce que j'ai retrouvé là-bas des choses que j'aime, qui me rappellent les vacances de mon enfance en Corse : une nature sauvage, des routes sinueuses, l'odeur des pins et du soleil sur la rocaille... et parce que j'étais là-bas en très bonne compagnie, accueillie par des autochtones on ne peut plus charmants. Bref, un goût de trop peu.

Deux (non, trois) autres raisons à mon silence :
- ces derniers temps, j'arrive assez bien à me discipliner, c'est à dire à faire les choses à peu près dans l'ordre de priorité : d'abord les choses sérieuses ou urgentes, ensuite les petits plaisirs bloguesques et autres. Et souvent, après les choses sérieuses et urgentes, il est déjà très tard.
- ces derniers temps, je n'arrive pas trop à me discipliner, c'est à dire à poster de petits billets plutôt que rien, même si ce que j'aurais à y dire me semble anodin, futile, pas très intéressant... et ça c'est un peu de votre faute : vous postez des billets tellement bien que du coup, souvent, quand je n'ai pas le temps de faire un truc un peu léché, je m'abstiens.
- ces derniers temps, nous avons eu un invité à la maison, ce qui m'a laissé moins de temps pour bloguer. C'était top, mais volontairement temporaire. Là encore, un (avant-?) goût de trop peu. Récemment, quelqu'un m'a dit que dans beaucoup de situations, le temps est un ami. Je suis assez d'accord... sauf pour le blog.

jeudi 26 août 2010

Rentrée !

Dire que c'était bien serait... très en-dessous de la vérité.
Promis, la suite et la réponse à vos commentaires, très vite !

lundi 23 août 2010

Après l'effort, le réconfort


Bon, je n'aurai pas vraiment tenu mon journal de bord ; tout simplement parce que rester à la surface aurait été soporifique, et qu'aller plus profondément aurait été... trop. Pour résumer, semaine intéressante, pendant laquelle Chonchon a (ré)appris à :
- faire la grasse mat'
- faire la sieste
- prendre /perdre son temps

Non, en fait, tout ça je savais déjà très bien le faire. Et le faisais parfois, même si ce n'était pas aussi souvent qu'avant. Mais j'ai surtout réappris, en le faisant, à bien le vivre, l'assumer, ne pas culpabiliser. En le ponctuant d'un très joli "oh, et puis merde". Bon, c'est pas encore automatique, et heureusement, parce que quand le boulot et les enfants vont enfin finir par revenir, faudra retrouver un juste milieu. Parce qu'avec le boulot et les enfants, je sais que je n'aurais jamais réussi à accomplir ça :
Ben oui, je sais, le rangement. Mais c'était le moins urgent. Et puis j'ai aussi fait plein de choses qui n'étaient pas sur la liste (siii!) Et puis il faut garder des objectifs, si on descend vraiment toute la liste, c'est pas drôle... ;)

Et puis hier soir, le grand est rentré. Et ça, c'est sacrément bien. Parce que c'était sympa d'être un peu toute seule (enfin, pas tout le temps...) mais c'était quand même bien long. Heureusement qu'il y avait les copines et la frangine :)

Bref, tout à l'heure, je pars. 3 jours de vacances, c'est toujours des vacances, pour finir de se regonfler à bloc et se préparer à essuyer (avec délice et zénitude) les petits minois pleins de yaourt. A très vite !

mercredi 18 août 2010

Au fait, les vacances !

Parce que je vous avais promis des photos de vacances, et que mes loulous (et le soleil) me manquent un peu, quand même...





J4 : HS !


Je serai courte mais brève, parce que je trouve vraiment que si ce journal de bord était justifié les deux premiers jours, d'abord par un récit un poil (de chat) cocasse, puis par un événement assez exceptionnel (le déménagement du blog), vous raconter ma vie serait, là, particulièrement inintéressant. Si je m'étais autorisée à le faire les jours de panne d'inspiration, croyez-moi, vous auriez eu un billet tous les jours, depuis un an.

Donc, ce soir, deux liens : celui d'un nouveau blog ami, Translator in progress, que j'ai injustement oublié l'autre fois, et celui d'un nouveau blog à lire (enfin, nouveau dans ma liste, hein, je ne vais pas jouer les dénicheuses, parce que ce n'est pas moi qui l'ai trouvé). Bref, il s'agit de Vie de meuf, le blog d'un collectif féministe, Osez le féminisme, un peu construit sur le modèle de Vie de merde, que vous connaissez sûrement. Sauf que contrairement à VDM, Vie de meuf sonne tellement vrai que personnellement, à le lire, je grince des dents plus que je ne ris. Extraits choisis (parmi tant d'autres) :
-  "Notre agence de communication vient nous faire des propositions pour notre prochaine campagne. C'est une nouvelle chef de pub qui fait la présentation devant la direction. Tout se passe très bien, une des propositions est retenue.
Une fois la réunion terminée, le directeur passe me voir à mon bureau. Je pensais que, tout comme moi, il était bluffé par la qualité de ce qu’elle nous avait présenté, mais la 1ère chose qu'il me dit c’est : "elle a pas beaucoup de nénés la nouvelle !"
- "Mon beau frère a passé divers entretiens pour un poste de commercial. Le dernier entretien s'est déroulé avec le directeur général. Ce dernier lui demande ce que veut dire bien gagner sa vie ? Mon beau frère lui répond que c'est gagner plus que ne dépense sa femme. Fou rire du directeur... il a été pris."
- "Retour de mon deuxième congé maternité. Première personne rencontrée, mon manager "Tu sais Gaelle, tu ne pourras pas reprendre ton ancien poste et faire autant d'heures qu'avant. Je vois ma femme : elle a beaucoup de ménage a faire à la maison avec deux enfants." Douche froide."

Mais bon, pour terminer sur une note optimiste, ces deux-là :
- "Pour changer des coups de gueule et montrer qu'il y a de l'espoir : Je travaille comme pilote dans une compagnie aérienne renommée. Un nombre important de pilotes sont des femmes. Les salaires, perspectives de carrière et conditions de travail sont rigoureusement identiques. La plupart des pilotes masculins sont ravis de voler avec des femmes (pour leur professionnalisme). La réciproque est vraie. Comme quoi l'harmonie est possible, même dans un milieu considéré à priori comme sexiste !"
-  "Nous sommes jeunes mariés avec ma femme. J'ai pris le nom de ma femme. Et c'est curieux comme c'est toujours à elle que l'on demande le nom de jeune fille mais jamais à moi... les clichés ont la vie dure."